Se dire oui

Où part l’argent d’un mariage au Québec

Publié le · 8 min de lecture

La répartition poste par poste, et pourquoi deux décisions prises la première semaine fixent 60 % du total.

Deux décisions fixent le reste

Le lieu et le nombre d’invités décident ensemble d’environ 60 % du budget, et ils le décident avant que tu aies choisi quoi que ce soit d’autre. Tout le monde commence par se demander combien coûte un mariage ; la question utile est plutôt : combien de personnes, et où.

Une fois ces deux réponses posées, le reste du budget est largement contraint. Une salle à 120 personnes ne se meuble pas comme une salle à 50, et un lieu à deux heures de Montréal ajoute mécaniquement du transport, de l’hébergement et des frais de déplacement chez presque tous les prestataires.

La répartition typique

Sur un mariage de 100 invités, les proportions observées au Québec tournent autour de ceci :

poste part du budget
Repas et boissons 35 – 45 %
Location du lieu 15 – 20 %
Photo et vidéo 10 – 12 %
Musique et animation 6 – 9 %
Vêtements et beauté 6 – 9 %
Fleurs et décor 5 – 8 %
Papeterie, alliances, divers 5 – 8 %
Planification et coordination 3 – 6 %

Ce sont des proportions, pas des montants. Elles servent à repérer l’anomalie : si les fleurs prennent 20 % de ton budget, ce n’est pas nécessairement une erreur, mais c’est un choix, et il vaut mieux qu’il soit conscient.

Le nombre d’invités n’est pas linéaire

Retirer dix personnes ne retire pas dix repas. Ça retire dix repas, dix chaises, dix couverts loués, une part des fleurs de table, parfois un serveur, et souvent un palier de tarification chez le traiteur ou chez le lieu. L’économie réelle est presque toujours supérieure au calcul par tête.

L’inverse est vrai aussi, et c’est là que les budgets dérapent : passer de 90 à 110 invités peut faire changer de salle.

Les trois postes qui explosent en silence

Le service. Un devis de traiteur à 85 $ par personne peut inclure ou exclure le personnel en salle, la vaisselle, le montage et le ménage. Entre deux devis apparemment comparables, l’écart réel atteint couramment 20 %. La question à poser est toujours la même : combien de serveurs, pour combien d’invités, pendant combien d’heures.

Le plan B pour la pluie. Chapiteau, plancher, chauffage d’appoint : deux à six mille dollars selon la taille. Quelques lieux l’incluent, la plupart le facturent, et la décision se prend trois semaines avant, au pire moment. Regarde du côté de la location de matériel dès la réservation du lieu, pas après.

Le retour des invités. En région, si le lieu n’a pas de chambres, il faut ramener tout le monde. Une navette pour 80 personnes coûte entre 800 $ et 1 500 $ selon la distance. Les lieux avec hébergement sur place règlent la question, et souvent pour moins cher que la navette.

Ce qui coûte moins cher qu’on ne le croit

Les mois hors saison. Une fin de semaine de mai ou de fin septembre se loue couramment 20 à 30 % moins cher que la mi-juillet, pour le même lieu, avec les mêmes prestataires. Le risque météo est réel ; le plan B coûte moins que l’écart.

Les jours de semaine. Un vendredi se négocie. Un jeudi encore plus. Le seul vrai coût est que certains invités poseront une journée de congé.

Le repas. Un buffet bien fait coûte moins qu’un service à l’assiette moyen, et les invités s’en souviennent mieux. Le choix de la formule de service pèse plus lourd que le choix du menu.

Par où commencer

Fixe une fourchette totale et le nombre d’invités avant la première visite. Sans ces deux chiffres, une visite de lieu ne sert qu’à tomber en amour.

Pour la suite : ce que coûte un lieu de réception, ce que coûte un traiteur, et se marier à petit budget.