Se dire oui

Choisir sa date de mariage au Québec

Publié le · 7 min de lecture

Ce que chaque mois coûte, ce qu’il donne comme lumière, et les quatre fins de semaine à éviter.

La date est une décision budgétaire

Au Québec, la saison des mariages tient en quatorze fins de semaine. Tout le monde veut les mêmes, et les prix suivent. Déplacer sa date d’un mois est la seule décision qui fait baisser tous les postes à la fois — lieu, traiteur, photographe, musique.

Mois par mois

Mai. Les lilas, les pommiers en fleurs, et 20 à 30 % de moins que juillet. Le risque est réel : il peut faire dix degrés et pleuvoir. Un plan B couvert n’est pas optionnel.

Juin. Le mois le plus équilibré : les pivoines, les journées longues, la chaleur sans l’humidité d’août. Les fins de semaine partent tôt.

Juillet. Le pic. Le plus cher, le plus chaud, le plus humide. Les orages de fin d’après-midi sont fréquents et brefs — assez pour ruiner un cocktail dehors.

Août. Comme juillet, avec des soirées qui raccourcissent. La lumière de fin de journée en août est la meilleure de l’année pour les photos.

Septembre. Le mois qui monte le plus vite au Québec. Les nuits sont fraîches — prévois du chauffage d’appoint sous chapiteau. Les vignobles sont en vendanges, donc souvent bloqués ou plus chers.

Octobre. Les couleurs, une lumière magnifique, et un vrai risque de dix degrés avec du vent. Une réception intérieure avec une cérémonie courte dehors fonctionne très bien.

Novembre à avril. Deux à trois fois moins cher, et les lieux avec foyer prennent tout leur sens. Une tempête de neige reste une possibilité : prévois que dix pour cent des invités ne viendront pas.

Les quatre fins de semaine à éviter

La longue fin de semaine de la Fête nationale et celle de la fête du Canada : circulation, hébergement plein, prix majorés partout. La fin de semaine de la fête du Travail, pour les mêmes raisons. Et le dernier samedi de juin, où déménagent la moitié des locataires du Québec — les camions, les rues et les nerfs sont pris.

Vendredi, samedi, dimanche

Le samedi coûte le plus cher et convient à tout le monde. Le vendredi se négocie et demande à tes invités une demi-journée. Le dimanche coûte moins que le samedi et ne demande rien à personne, sauf de rentrer plus tôt — ce qui raccourcit naturellement la soirée, et le bar.

La lumière, pour les photos

Au Québec en juillet, le soleil se couche vers 20 h 45 ; en septembre, vers 19 h. L’heure dorée tombe donc à un moment très différent du repas selon le mois. Si les photos comptent, choisis l’heure de la cérémonie en fonction du coucher du soleil de ta date, pas d’une habitude. Ton photographe te dira l’heure exacte s’il est bon.

Et la météo

Il n’existe aucune date sûre. Il existe des dates avec un plan B, et des dates sans.

Voir aussi : l’échéancier sur douze mois et la répartition du budget.