Choisir son lieu de réception au Québec
Les six types de lieux, ce que chacun impose vraiment, et l’ordre dans lequel les visiter.
Le lieu décide de tout le reste
Il fixe la date possible, le nombre d’invités, souvent le traiteur, parfois la musique et l’heure de fin. C’est la seule décision du mariage qui contraint toutes les autres — et c’est pour ça qu’elle se prend en premier, avec un budget et un nombre d’invités déjà arrêtés.
Le répertoire compte 421 lieux de réception au Québec, répartis sur dix-sept régions.
Les six familles, et ce qu’elles imposent
L’hôtel ou le centre de congrès. Tout est là : cuisine, personnel, chambres, stationnement, plan B automatique. Le traiteur est presque toujours imposé, et l’ambiance est neutre. C’est la formule la plus simple, et la moins personnelle. Voir les hôtels dans les Laurentides.
Le domaine champêtre ou le vignoble. Le décor est fait. En contrepartie : souvent un traiteur imposé ou une liste, presque toujours un vin imposé chez un vignoble, et une saison courte. Les vendanges, de fin août à début octobre, bloquent beaucoup de dates. Voir les vignobles dans les Laurentides.
La grange. Le rapport charme-prix le plus favorable, et le plus de logistique. Rarement chauffée, rarement insonorisée, toilettes parfois à l’extérieur du bâtiment. Demande la température d’une soirée de septembre et l’heure du couvre-feu sonore. Voir les granges dans les Laurentides.
L’auberge ou le chalet privatisé. Le seul type qui règle le retour des invités, parce que tout le monde dort sur place. Souvent loué à la fin de semaine complète, ce qui paraît cher à la ligne et revient moins cher au total. Voir les lieux avec hébergement sur place.
Le club de golf. Cuisine sur place, grands stationnements, vue dégagée, prix souvent contenus. Contrainte réelle : la disponibilité dépend des tournois, et la terrasse peut être partagée avec les joueurs jusqu’en fin d’après-midi. Voir les clubs de golf en Montérégie.
La salle municipale ou le lieu brut. Le moins cher, et celui où tout est à apporter — mobilier, vaisselle, éclairage, parfois cuisine. C’est là que la location de matériel devient un poste de budget à part entière. Le total reste largement inférieur, à condition de le calculer d’avance.
L’ordre de visite qui fait gagner du temps
Ne visite pas plus de trois lieux par fin de semaine, et jamais plus de six au total. Au-delà, ils se confondent et la décision se prend à l’usure.
Avant de visiter, filtre sur ce qui ne se négocie pas : la capacité, la région, le régime de traiteur. Les pages du répertoire permettent de filtrer sur le nombre d’invités et sur le traiteur avant de prendre le premier rendez-vous.
Les trois pièges de la visite
La visite se fait par beau temps, en après-midi. Le mariage se termine à une heure du matin, peut-être sous la pluie. Demande à voir le plan B, physiquement.
Le lieu montre sa plus belle salle. Demande laquelle vous aurez pour votre nombre d’invités, et à quelle date elle est libre.
On ne pense pas au son. Un lieu magnifique avec un plafond de tôle et un couvre-feu à 23 h n’est pas le lieu d’une soirée dansante. Demande l’heure exacte, par écrit.
Le vrai comparatif
Ramène chaque lieu au coût total pour ton nombre d’invités, transport et hébergement compris. Un lieu à 3 000 $ à deux heures de Montréal, sans chambres, coûte souvent plus qu’un lieu à 6 000 $ avec hébergement à quarante minutes.
Voir aussi : les 12 questions à poser en visite, ce que coûte un lieu et le plan B pour la pluie.